Varsovie COP 19. L’échelle des Etats est-elle encore pertinente?

Publié le 14 Novembre 2013

La 19ème conférence des Nations unies sur la lutte contre le changement climatique, la COP 19 (COP pour Conference Of Party), a débuté cette semaine à Varsovie.

Alors que les évènements climatiques extrêmes se multiplient, tous ceux qui se préoccupent de cette question souhaitent ardemment que les 195 pays réunis à Varsovie arrivent à un accord international destiné à contenir le réchauffement climatique à +2C°.

Et pour le coup, on peut dire que le «climat» ne se prête pourtant pas à l’optimisme...

Du temps de l’administration Bush, malgré l’obstination de l’exécutif américain à ne pas s’engager dans un processus de limitation des émissions de gaz à effet de serre, nous avions fait le constat qu’une majorité d’américains vivait quand même sur une territoire (métropole ou état) qui avait décidé unilatéralement d’appliquer les termes du Protocole de Kyoto. Sur la base de ce constat, on en viendrait à se poser la question de l’échelle pertinente pour agir vite et concrètement.

La «diplomatie climatique» est un échec. Les états-nations nés au 19ème siècle, empêtrés dans leur problèmes budgétaires, ne semblent plus être la réponse adaptée à la situation.

Des villes-monde émergent comme autant de centres économiques avec leur zone d’influence, régionale, locale. C’est de là que partent les initiatives économiques ; c’est de là que peuvent partir les initiatives environnementales. Toutes pour la plupart sont confrontées aux problématiques de pollution, de transport, de logement et d’emploi ; elles mettent en place des solutions concrètes et opérationnelles pour les résoudre.

Ces grandes métropoles peuvent agir sur leur territoire et sur leur zone d’influence. Qui peut douter de l’influence d’une ville comme Shanghai avec ses 23 millions d’habitants qui lance des expérimentations intéressantes et de grande ampleur sur la «ville durable»?

Chez nous, imaginons ce que pourrait être un «Grand Paris» à l’image de ce que font des métropoles comme Lyon ou Lille ; sans parler d’autres plus modestes dans leur taille mais non-moins ambitieuses sur ce plan !...

Il est à craindre que Varsovie soit un nouvel échec ; il faut manifestement changer d’échelle pour mobiliser une poignée de décideuses et de décideurs déterminée à faire en sorte que l’exemplarité devienne contagieuse.

L’ère est aux femmes et aux hommes de bonnes volontés !

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