La transition énergétique devrait être un vrai atout économique pour l’Allemagne.

Publié le 24 Février 2014

La transition énergétique devrait être un vrai atout économique pour l’Allemagne.

Nos achats d’énergie nous coûtent chaque années 70% des 70 milliards de déficit de notre balance commerciale et cette facture n4a finir de s’alourdir…

Dans ce contexte l’exemple allemand paraît des plus intéressant.

D’ici 15 à 20 ans, une étude de l’Institut Fraunhofer IWES fait apparaître que le montant annuel de l’investissement nécessaire pour réduire très sensiblement cette facture sera inférieur aux économies réalisées sur les importations d’énergies fossiles.

Aux alentours des années 2030, les économies réalisées couvriront le montant des investissement avec pour conséquence heureuse, une baisse continue des coûts de l’énergie.

Actuellement, la facture énergétique de l’Allemagne s’élève à 83 milliards d’euros ; elle devrait être ramenée à zéros dans les quartantes prochaines années.

Selon les auteurs de cette étude, en prenant les hypothèses les basses, « la transition énergétique représente (…) une affaire économiquement très attrayante ».

Les 300 à 380 milliards nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité se trouveraient amortis sur le 15 à 20 années suivantes et ce, même sous l’hypothèse d’un prix stable des énergies fossiles. Dans ces conditions, le taux de retour sur investissement serait de 2,3%; il pourrait même se situer aux environs de 4 à 7% dans un contexte où le prix des « fossiles » serait nettement plus orientés à la hausse.

Les auteurs du rapport insiste sur l’évolution nécessaire et massive des investissements qui jusqu’à maintenant ont porté essentiellement sur « l’électricité renouvelable » (Solaire photovoltaïque, éolien), vers les secteurs de la chaleur, du transport et de l’efficacité énergétique.

La « relocalisation » de l’énergie est sans aucun doute le défi majeur d’une Europe trop dépendante de ces approvisionnements extérieurs qui bien évidemment, pèsent sur son économie et… sur sa diplomatie.

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