Dépolluer avec des plantes, une manière intelligente de nettoyer la planète.

Publié le 17 Juin 2014

La «phytoremédiation» permet de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues de station d’épuration en compost rien qu’en faisant pousser des plantes.

C’est encore un exemple qui fait la démonstration qu’une société «développée», à très faible impact environnemental est possible. C'est à la fois écologique, économique, et esthétique.

Depuis l’Antiquité, les hommes ont compris que les plantes pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité de l’eau.

Les plantes sont capables de remplacer l’industrie pour dépolluer un sol contaminé, des eaux usées, un air chargé en composés chimiques, ou valoriser des boues d’épuration. Elles dégradent des composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des micro-organismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.

Par exemple, la ville d’Honfleur (Calvados), a remplacé les stations d’épuration, par des jardins, agréables et fleuris capables sur 4 hectares, d’assurer le traitement de l’eau pour 26 000 personnes. Même constat au parc du Chemin de l’île, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’eau de la Seine devient utilisable pour la baignade. L’entreprise Phytorestore (spécialisée dans ce domaine) s’est même occupé d’un écoquartier de 50 000 habitants dans la ville industrielle de Wuhan, en Chine, sur les bords du Yangtsé.

Si plusieurs substances chimiques restent problématiques (certains métaux lourds, les polychlorobiphényles - PCB), au fur et à mesure que la connaissance des propriétés dépolluantes des végétaux avance, des solutions émergent. Dans certains cas, le travail de dépollution peut-être complété par un système de filtres qui sont à changer en moyenne tous les 10 ans pour les éléments non-phyto assimilables.

La phytoremédiation, outre le traitement de l’eau, de l’air ou des boues, permet aussi d’améliorer la biodiversité des zones urbaines et péri-urbaines. Elle recrée des zones humides qui deviennent des refuges pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de batraciens. L’entretien des jardins est donc facile, assuré par les services espaces-verts des collectivités, et surtout, peu coûteux.

« La santé par les plantes », un slogan qui n’est pas qu'à réserver seulement aux humains !

Repost 0
Commenter cet article