La question animale

Publié le 15 Mai 2013

Manger des insectes plutôt que des mammifères ; c'est mieux pour la planète car le rendement énergétique bien meilleur avec les premiers permet d'épargner des surfaces considérables de terres agricoles consacrées à l'alimentation animale.
50% des surfaces cultivées en céréales le seraient pour l'alimentation animale. Si l'on exclut de cet inventaire le riz qui lui, est consacré à l'alimentation humaine, la proportion passe à 70%.
Et oui, les mammifères consacre beaucoup d'énergie à ce maintenir à la bonne température ; les insectes ou les poissons n'ont pas ce besoin. Dès lors, la protéine de d'insecte ou de poisson coute nettement moins cher en eau, énergie ou surface de sol. Cette question n'est pas anodine quand on pense aux 2 à 3 milliards de personnes supplémentaires qui seront à nourrir à l'horizon 2050 ; sans parler du milliard qui déjà, est en état de sous-alimentation et qu'il faudrait penser à ajouter...
L'évolution mondiale vers plus de viande "rouge" pose et posera de plus en plus un sérieux problème environnemental à la planète.
Soyons-en persuadés, cette question un rien provocatrice (manger une platée d'insectes grillés plutôt qu'une bonne entrecôte et steak tartare) ne sera plus un problème quand la nécessité fera loi. Les exemples d'adaptation de nos pratiques alimentaires sont nombreux dans l'histoire; ne dévorons-nous pas des crevettes, des escargots ou des huitres au grand dam de nos voisins!...
Ces considérations utilitaires ne doivent cependant pas occulter la question éthique posée par la façon de considérer ce que nous appelons les "bêtes".
Les progrès de l'éthologie, (l'étude du comportement des espèces animales) ont permit de découvrir que "l'animalité" n'exclut en rien de la sensibilité voir la conscience.
Nulle doute que les avancées scientifiques de 21ème siècle réduiront encore d'avantage ce supposé écart...
Souhaitons que ces préoccupation utilitaires et éthiques permettrons à terme de modifier des pratiques malsaines et inhumaines de destruction massives d'êtres qui sommes toutes, n'ont pas l'air si éloignées de nous sous certains aspects.

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