Le Crow funding à la française

Publié le 11 Juillet 2013

Alors que les financements publics disponibles pour le développement des énergies renouvelables font souvent défaut en période de restriction budgétaire, des citoyens ont décidé de passer à l'action. C'est ainsi que des structures particulières sont nées pour porter des projets originaux ou innovants en matière de développement durable. Aux États Unis, ce mouvement permet même de financer des Collectivités Territoriales en difficulté.

Dans cette lignée, à travers des clubs d'investisseurs comme le CIGALES (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire), des sociétés coopératives ou encore des sociétés d'actions simplifiés, des citoyens ont pu compléter des fonds apportés par des Régions, des Départements ou d'autres Collectivités Territoriales.
Cette participation citoyenne a pu monter dans certains cas, jusqu'à 50% des fonds nécessaires au financement du projet. Il semble que ce soit au final les banques qui trainent des pieds en raison de la nature des montages financiers qui rentrent difficilement dans leur cadre de référence... (Ce qui explique pourquoi un boulanger aura plus de facilité à financer son projet qu'une start up dans les bio technologies).
On peut citer à titre d'exemple un parc éolien à Beganne dans le Morbihan, un autre parc sur la Communauté de Communes du Mené dans les Cotes d'Armor ou des centrales solaires sur le toit d'écoles sur la Communauté de Communes de Plaine Sud de Caen dans le Calvados.
Ces initiatives multiples font la démonstration du désir d'entrepreneuriat d'une partie de la population décidée à prendre son avenir en main ; à force de subir un "french bashing" quotidien (Exercice notamment préféré des élites), on aurait tendance à l'oublier.

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