Population mondiale, un avenir plus que jamais incertain.

Publié le 3 Septembre 2013

C’était 9 milliards d’habitants à l’horizon 2050 ensuite, tout cela devait se stabiliser en raison de divers facteurs qui manifestement ne sont plus, ou à tout le moins nettement moins d’actualité.

Au début de l’été, le Nations Unis ont publié un rectificatif concernant ces prévisions qui dataient de 2004 ; on ne parle plus désormais de chiffre mais de fourchette et quelle fourchette ! Avec une moyenne située à 11 milliards cette fois-ci au lieu de 9 milliards précédemment annoncés, l'hypothèse basse se situe à 6,5 milliards et l’hypothèse haute à 18 milliards.

Reconnaissons tout de même que l’exercice n’est pas facile. Pour autant, si la querelle entre les optimistes qui croient au déclin et les pessimistes qui redoutent l’explosion continue de faire rage et ce, depuis le 18ème siècle (Montesquieu vs Malthus), cette glorieuse incertitude de la statistique prévisionnelle augmente singulièrement la pression sur la façon dont nous pouvons envisager notre futur de consommateur de ressources naturelles...

Stéphane MADAULE dont le très intéressant article paru dans Le Monde m’inspire ce blog, préconise un nouveau modèle de développement basé sur une double rupture : «changement drastique des modes de production et de consommation afin de les rendre durables, (...) acception réelle de mises en oeuvre de politiques de population qui régulent, dans le respect des libertés individuelles, les évolutions démographiques».

Malheureusement, si la première rupture me parait inévitable quoique plus contrainte que volontaire, la deuxième me parait pour le coup, largement moins accessible tant les freins culturels (pour ne pas dire religieux) me paraissent autant de barrières insurmontables à court terme. Il est donc à craindre que les choses risquent de se réguler d'elles mêmes, par le marché, et cela, au détriment des plus faibles.

Si le système capitaliste a permit ces dernières années à des millions de personnes de sortir de la grande pauvreté, ce progrès s’est fait en rejetant les moins préparés dans la nasse de la très grande pauvreté d’où il leurs sera terriblement difficile de sortir à court terme.

Que ce soit au «nord» ou au «sud», «l’information» stigmatise d’avantage l’importance des écarts sociaux et la question est de savoir si ces inégalités issues de cette situation de pénurie prévisible, ne risque pas de provoquer une explosion sociale traduite à travers la montée d'extrémismes religieux ou autres...

A moins que la pression de la demande ne permette de proposer des solutions «low cost - écofrendly» à l’échelle de la planète.

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