L'économie circulaire, c'est l'écologie industrielle avec le soleil en plus....

Publié le 19 Septembre 2013

Dans une récente interview donnée au journal NOVETHIC, Suren ERKMAN qui est présenté comme un des grands spécialistes mondiaux de cette discipline précise que l'écologie industrielle en raison des lois de la thermodynamique, ne peut pas mener à l'économie circulaire.

Quelques mots sur l'économie circulaire ; ce serait, à l'instar de la nature et de ses écosystèmes, une manière de transformer l'énergie et les matières premières pour répondre à nos besoins, tout en insérant ces processus humains dans le processus plus global de la nature. On réduit les besoins, on réutilise les pièces ou les matières ou on les recycle dans d'autres filières ; moyennant quoi, l'empreinte écologique de nos activités devient à ce moment là, supportable pour la biosphère.

Certains comme ERKMAN pensent que cet objectif n'est pas tenable en raison des lois de la thermodynamique. Recycler, réutiliser, nécessite de l'énergie ; si celle-ci n'est pas renouvelable, elle viendra à manquer un jour; lui-même parlant d'économie "quasi-circulaire" plutôt que d'économie circulaire...

Et pourtant, une économie peut être totalement circulaire. Pour cela, elle doit reposer sur l'utilisation de l'énergie solaire (même sous ses formes dégradées comme la biomasse par exemple) et l'utilisation de matières premières elles aussi entièrement renouvelables donc, d'origine végétale.

Rappelons simplement pour poser les choses, que l'énergie solaire techniquement utilisable que nous recevons gratuitement chaque année (et ce encore pendant 3 à 4 milliards d'années) équivaut à 400 fois les besoins annuels de l'humanité en énergie...

L'économie circulaire, c'est donc possible sur le papier, à condition, de savoir capter l'énergie solaire disponible, de maîtriser le végétal et la manière de le cultiver pour respecter les sols ; tout cela en stabilisant la population mondiale.

Impossible? Inaccessible?

L'histoire humaine a fait la démonstration de sa capacité à modifier très profondément ses modèles techniques, économiques et sociaux pour faire face à des situations inédites. Homo Sapiens Sapiens en est le plus flagrante démonstration ; par contre, des sociétés entières ont disparu pour ne pas avoir su rêver, imaginer, oser et entreprendre.

Le temps est aux rêveurs de "l'économie circulaire".

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