La consommation collaborative pour réduire l'empreinte écologiqque

Publié le 11 Juin 2013

La société change ; l'émergence des "créatifs culturels" influencent considérablement les méthodes de consommation depuis maintenant une bonne vingtaine d'années.
Ce nouveau genre de consommation plus intelligente et participative possède outre la vertu d'optimiser les dépenses, de limiter sensiblement le pillage des ressources naturelles. Du "gagnant - gagnant" en quelque sorte; "pourquoi posséder chacun un objet que l'on ne va utiliser que quelques heures par an (genre un perceuse) alors qu'en s'organisant un peu, le même objet peut servir à beaucoup plus de monde?
On ne possède plus, on partage, on loue de particulier à particulier. On passe ainsi de "l'économie de possession" à "l'économie d'usage".
L'ADEME a publié il y a quelques mois, une enquête sur les Français et la consommation collaborative //http://ademe.typepad.fr/files/ademe-pratiques-collaboratives-08.02.13.pdf .
Si les motivations sont très diverses, ces consommateurs plutôt jeunes et actifs, partagent quatre caractéristiques communes :
La curiosité et l'ouverture aux autres,
Le soucis de l'état de la société, sans forcément passer à l'action,
La propension à la découverte et à l'expérience,
La volonté de faire durer les objets face à l'obsolescence programmée.
On les trouve partagés entre "la recherche de bons plans de consommation" et des préoccupations liées aux questions écologiques, mais pas seulement.
Enfin domine la volonté d'être des "consomm'acteurs" maîtres de leurs choix.
Toujours selon cette étude, on distingue 6 grandes pratiques collaboratives en France :
Les AMAP: 6%,
La location d'un bien à un autre particulier : 6%,
Le co-voiturage: 8%.
Le troc: 14%,
La vente de particuliers à particuliers: 52%,
Les achats ou les locations groupés : 23% (le total fait plus de 100% ; mystère...),
Si l'on prend le risque de superposer ces "consommateurs collaboratifs" et les "créatifs culturels", on peut imaginer que ces pratiques peuvent potentiellement concerner un bon tiers de la population française; une masse critique suffisante pour faire basculer une part significative de l'économie vers un mode de consommation plus vertueux.
Ce n'est pas encore un marché de masse mais ce n'est déjà plus un marché de niche pour gros chien !
C'est la raison pour laquelle, il ne sera pas étonnant de voir dans les années à venir, émerger de nouveaux modèles économiques moins prédateurs des ressources de la planète et qui, (peut-on rêver?) ferait évoluer le "marché" vers moins de concurrence et plus de collaboration; à condition bien sûr, que ce ne soit pas sur le dos du consommateur...

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